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Détail

Saul Leiter, Harlem, 1960 © Saul Leiter, collection Aforge Finance. Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York

Saul Leiter, Parade, 1954 © Saul Leiter, collection Aforge Finance. Courtesy Howard Greenberg Gallery, New York

Saul Leiter, Early color

13.09.201120.11.2011

Né à Pittsburgh en 1923, d’une famille d’origine polonaise et d’un père rabbin, Saul Leiter est voué aux études théologiques. A l’âge de 23 ans, il décide d’abandonner ses études au collège théologique de Cleveland et part à New York pour poursuivre une carrière artistique.

Autodidacte, Leiter fait son éducation artistique en passant tous ses étés à la bibliothèque de l’université de Pittsburgh et en visitant les expositions du Museum of Modern Art à New York. Il se consacre d’abord à la peinture et c’est grâce au peintre expressionniste abstrait Richard Poussette-Dart qu’il commence à s’intéresser sérieusement à la photographie. En 1947, il découvre la « street photography » en visitant l’exposition d’Henri Cartier-Bresson au MoMA et se procure un Leica. Il photographie les rues de New York en noir et blanc et s’intéresse l’année suivante à la couleur. En 1953, Saul Leiter ouvre un studio photographique sur Bleecker Street et travaille pendant une trentaine d’années pour les magazines les plus prestigieux, tels Harper’s Bazaar, Esquire, Elle et British Vogue.

S’il s’est illustré en tant que photographe de mode, c’est son travail personnel qui fait aujourd’hui sa renommée. Ses images de la vie citadine réalisées principalement à New York, à Paris et en Italie entre 1948 et 1960, présentent une approche unique et distincte de ses contemporains. Saul Leiter compte parmi les pionniers de la photographie couleur. Pour des raisons financières et expérimentales, il utilise des pellicules de mauvaise qualité ou périmées, créant ainsi une gamme de couleurs atypiques. Son jeu éloquent des couleurs, ses effets de reflets et de transparence, et ses compositions très graphiques, métamorphosent la réalité pour créer un univers à la fois poétique, onirique et apaisant, qui n’est pas sans rappeler sa propre œuvre picturale.

L’exposition est organisée avec le soutien de la Banque Degroof.