Aurélie Pétrel – Hexagone 18

Du 30 mai au 23 septembre 2018

Hexagone18 est le fruit d’une carte blanche accordée à l’artiste et photographe française Aurélie Pétrel. Dans le cadre de ce projet, elle prend possession du LabElysée en y aménageant une structure hexagonale immersive. Véritable cabinet de curiosités, Hexagone18 est une installation progressive en mouvance constante, dont le contenu ne cesse d’évoluer et de se densifier au fil des mois.

Les recherches d’Aurélie Pétrel s’ancrent dans la durée et œuvrent à rétablir la lenteur du processus de la création d’images. L’artiste propose en effet une démarche artistique en plusieurs étapes. Elle distingue notamment les prises de vue, qu’elle considère comme sa matière première, de l’œuvre photographique, résultat du traitement plastique et matériel de ces dernières. 

Aurélie Pétrel

Aurélie Pétrel est une artiste française, née à Lyon en 1980 et vivant entre Romme, Paris et Genève. Responsable du Pool Photographie de la HEAD depuis 2012, elle y enseigne notamment les arts visuels et prend part au développement des recherches de l’école. Sa pratique photographique interroge le statut de l’image, son utilisation ainsi que le mécanisme de sa production. Dans la déferlante d’images qui nous assaillit au quotidien, Aurélie Pétrel se positionne comme avocate de la lenteur et de la contemplation. Son travail propose d’appréhender l’image autrement, soit comme une expérience immersive et réflexive. Ancrées dans la durée, ses recherches visent à ramener l’image au centre de la réflexion multisensorielle à l’aide de dispositifs spatiaux.

La prise de vue pour Aurélie ne constitue rien de moins que le point de départ d’une œuvre en devenir, la matière première nécessaire à la création. La photographie n’acquiert le statut d’œuvre qu’une fois celle-ci travaillée et revisitée plastiquement, tant dans sa matérialité, dans son support, dans son environnement mais aussi dans sa relation avec le visiteur et sa capacité de l’intégrer dans l’expérience sensorielle.

En appliquant des procédures de transformations successives à ses prises de vue, ses installations, assimilées à des sculptures, créent des jeux d’illusion et de déplacement de la réalité. Cette démarche vise à appréhender l’image photographique selon plusieurs états physiques, sous forme de variations. L’impression sur des supports de nature variée et le travail effectué sur la matérialité des images font émerger une œuvre en relation avec son environnement : l’architecture de l’image se superpose à celle du lieu qui l’accueille pour générer une nouvelle expérience du regard. 

Depuis 2001, les points d’ancrage de sa pratique photographique s’étendent sur six villes : Shanghai, Tokyo, Paris, Leipzig, Montréal et New York. Chaque ville est envisagée comme l’espace d’une impulsion architecturale permettant de pousser les potentiels de l’image en mutation, à partir d’enquêtes de terrain jusqu’aux visions parcellaires de la prise de vue dans l’espace d’exposition. Un septième point s’ajoute : Romme à 130 km de Lausanne, de l’autre côté du lac en direction des Alpes.


Partenaires

Le LabElysée reçoit le généreux soutien de la Fondation BNP Paribas, de la Loterie Romande et du Canton de Vaud.