Programmation 2019

13 novembre 2018

Martine Franck, Tory Island, Comté de Donegal, Irlande, 1995 © Martine Franck / Magnum Photos

Le Musée de l'Elysée dévoile sa programmation 2019.

Jusqu’au 27 janvier 2019
Liu Bolin. Le Théâtre des apparences

Première exposition muséale de Liu Bolin en Suisse, Le Théâtre des apparences rassemble près de cinquante photographies monumentales et plusieurs sculptures illustrant les grands thèmes abordés par l’artiste chinois au fil de sa carrière : les stratégies politiques et économiques du pouvoir chinois, les traditions ancestrales et les symboles religieux et culturels, les actions individuelles ou collectives de résistance, la transformation de l’environnement urbain, les dérives écologiques et la mise en place d’une société d’hyperconsommation.

Jusqu’au 27 janvier 2019
Matthias Bruggmann. Un acte d’une violence indicible

Matthias Bruggmann est le lauréat de la deuxième édition du Prix Elysée, grâce au soutien de Parmigiani Fleurier, pour son projet sur la Syrie. Souhaitant « susciter, chez un public occidental, une compréhension viscérale de la violence intangible qui soustend tout conflit », il fait le pari de ne rien voiler de ses images, explicites et brutales. Réalisées sur le terrain, elles enjoignent le spectateur de ralentir, et de prendre la mesure d’un conflit – certes géographiquement lointain, mais rendu omniprésent dans les médias.

Du 20 février au 5 mai 2019
Martine Franck

Souhaitant mettre en lumière l’oeuvre pionnière des femmes photographes au cours du XXe siècle, le Musée de l’Elysée présente une importante rétrospective consacrée à Martine Franck (1938-2012). Conçue par la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris, et coproduite avec le Musée de l’Elysée, cette exposition, unique par son ampleur, est constituée de près de 140 photographies, dont certaines inédites, en grande partie sélectionnées par la photographe de son vivant.

Du 20 février au 5 mai 2019
Vasantha Yogananthan. A Myth of Two Souls

Soucieux de soutenir et de promouvoir la création contemporaine, le Musée de l’Elysée présente la première exposition institutionnelle du projet A Myth of Two Souls de Vasantha Yogananthan. Né en 1985, photographe autodidacte d’origine franco-tamoule, Yogananthan appartient à une génération qui aime brouiller les lignes entre fiction et réalité. Cette série est inspirée par le Râmâyana, oeuvre fondamentale de la mythologie hindoue, écrite en sanskrit entre le IIIe siècle avant J.-C. et le IIIe siècle de notre ère. Sans cesse réactualisé, le Râmâyana se présente ainsi au lecteur occidental comme une invitation à appréhender l’Inde au-delà de l’exotisme.

Du 29 mai au 25 août 2019
Yann Mingard Tant de choses planent dans l’air, d’où notre vertige

Le projet Tant de choses planent dans l’air, d’où notre vertige a été conçu par le photographe suisse Yann Mingard entre 2015 et 2018. Il marque une nouvelle évolution de l’intérêt que porte l’artiste à la création de « diagnostics photographiques de la contemporanéité », en rapport avec des phénomènes naturels, technologiques et sociaux ainsi que leur impact sur notre état d’esprit actuel et celui du monde en général. L’exposition reflète l’engagement et le soutien constants du Musée de l’Elysée envers les artistes suisses émergents, ou déjà plus avancés dans leur carrière, comme ce fut le cas avec Nicolas Savary et Matthias Bruggmann. C’est par ailleurs une première en Europe.

Du 18 septembre 2019 au 5 janvier 2020
Jan Groover

Cette exposition revient pour la première fois sur l’ensemble de l’oeuvre de Jan Groover (1943-2012), photographe d’origine américaine dont le fonds personnel a intégré les collections du Musée de l’Elysée en 2017. À travers une sélection d’archives issues de ce dernier, elle évoquera non seulement les années new-yorkaises de l’artiste, mais aussi françaises – pan méconnu de sa carrière. Le parcours présente les résultats d’un important travail de recherche mené par l’équipe du musée sur le fonds – à la fois du point de vue de la conservation (analyses approfondies sur les procédés et supports photographiques, traitements de restauration) et de la documentation historique (contextualisation de l’oeuvre et de sa réception tant institutionnelle que critique).

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