Le Musée de l’Elysée a appris avec tristesse le décès de Charles-Henri Favrod

16 janvier 2017

Photographie Jean Pascal Imsand

Le Musée de l’Elysée a appris avec tristesse le décès de Charles-Henri Favrod, dimanche 15 janvier, à la veille de ses 90 ans. Véritable pionnier dans le domaine de la photographie, il a fondé le Musée de l’Elysée en 1985 et en a assuré la direction jusqu’en 1995.

Les membres de la Fondation de l’Elysée ainsi que l’équipe du Musée de l’Elysée s’associent au deuil de la famille qui l’a accompagnée jusqu’à ses dernières heures, alors qu’il était hospitalisé depuis la veille de Noël.

« J’ai choisi le mot "musée" à cause des muses, un endroit où l’on muse et s’amuse. Je n’entends pas en être le commissaire, comme on dit, ni l’agent conservateur au sens où l’entendent les formules des pharmaciens. Je veux en être si possible le révélateur, un brin magicien, donnant à voir et à découvrir » soulignait-il dans Le Musée de l’Elysée - 30 ans de photographie paru en novembre dernier.

Journaliste, photographe, essayiste et directeur de publication, Charles-Henri Favrod a mis en lumière ses contemporains dès la création du musée : Raymond Depardon ou André Kertész en 1985, Jacques-Henri Lartigue, Eugène Atget ou Robert Capa en 1986, Robert Frank ou René Burri en 1987, pour n’en citer que quelques-uns.

« Nous devons énormément à Charles Henri-Favrod. Un personnage visionnaire qui a défendu le médium photographique avec ferveur et détermination. Les expositions qu’il a présentées à Lausanne, mais aussi dans le monde, la collection qu’il a constituée, la Nuit de la Photo qu’il a lancée ont marqué une génération et ancré un héritage considérable au coeur du Canton de Vaud » souligne Tatyana Franck, directrice.

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