Villes imaginaires et constructions fictives. Quand l’art s’empare de l’architecture
Sous la direction de Robert Klanten et Lukas Feireiss
Traduit de l’anglais par François Boisivon
Ed. Thames & Hudson, Paris, 2009, 208 pages,
Maisons, églises, immeubles, rues et villes mises en scènes, transformées, imaginées. L’ouvrage montre les fascinantes propositions d’artistes contemporains qui s’approprient le bâti. Toutes les techniques sont mises au service de visions critiques, fantaisistes, voire humoristiques : carton, 3D, legos, chocolat. De la pure fiction à l’intervention sur le terrain, le lecteur se voit habiter ici, là -bas, maintenant et peut-être demain au fil des pages de ce livre surprenant. Les photographes y ont leur part, tels Simon Boudvin dont le regard extrait des surfaces d’immeubles pour les conduire vers l’abstraction, Thomas Demand et ses photographies de maquettes reconstituant très précisément les lieux qui furent le théâtre d’événements politiques d’envergure ou Thomas Najjar et ses superpositions d’images créant une ville du futur. Les plasticiens quant à eux rivalisent également d’inventivité, de Camille Rousseau et ses éphémères sacs en papier peints, sortes de miroirs de l’environnement, à Dionisio Gonzalez dont les interventions dans les favelas de Sao Paolo et de Rio de Janeiro remodèlent les habitations précaires en y ajoutant des éléments d’architecture contemporaine pour en proposer une vision d’une restructuration possible et radicale.