Jared Bark

Dès 1967, l’artiste américain Jared Bark adopte la cabine photomaton et développe au cours des années 1970 un important corpus d’œuvres particulièrement varié avec ce procédé. Son approche a d’abord un caractère sociologique. Au début des années 1970, il réalise une sorte de portrait composite des États-Unis en demandant aux résidents d’une dizaine de villes telles que New York, Little Rock ou Las Vegas, de faire leur portrait dans les cabines photomaton locales. Comme Andy Warhol, il installe ensuite une cabine photomaton dans son studio ; et Jared Bark compte parmi les premiers artistes à explorer les qualités esthétiques du dispositif. Ses compositions géométriques constituées de bandes photomaton soigneusement assemblées présentent un nouveau mode de lecture de la bande. En juxtaposant des bandes comprenant des images individuelles de différentes parties de son corps ou de sa tête, l’artiste développe des œuvres à la fois abstraites et figuratives, représentant des animaux ou personnages imaginaires. (Image : Stick Man (Homme bâton) © droits réservés / Collection Centre Pompidou, dist. RMN / image Centre Pompidou)