Daniel Minnick

Par son caractère mécanique, répétitif et standardisé, le photomaton est souvent comparé à un mode de production industrielle, annihilant toute créativité. L’artiste américain Daniel Minnick s’intéresse tout particulièrement à ces limites de la machine. En jouant avec les contraintes du procédé, il crée un monde fictif. Il est aussi inspiré par l’esthétique de la bande photomaton qu’il décrit comme « sous-produit qui semble assembler une pseudo-narration avec des symboles répétitifs, similaires au rêve ». Dans sa série Chemicals Splashed Photo Booth Strips, un ensemble de bandes photomaton manipulées chimiquement, Minnick explore la matérialité du support. En donnant la part belle aux hasards et accidents, il réalise des effets variés et révèle la richesse de leur texture. Ces compositions abstraites nous démontrent que les dysfonctionnements de la machine peuvent nous surprendre et prendre la forme d’une poésie inattendue. (Image: Chemical Photo Booth Strip Collection (#10) (Collection de bandes photomaton avc éclaboussures chimiques) © Daniel Minnick)