Andy Warhol

Dans les années 1960 et 1970, de nombreux artistes, fascinés par l’idée qu’ils pouvaient désormais confier la réalisation de leurs œuvres à une machine, utilisent le photomaton. En juin 1963, Andy Warhol organise sa première prise de vue dans une cabine de photomaton pour faire le portrait de la collectionneuse d’art new-yorkaise Ethel Scull. Les photomatons sélectionnés sont ensuite transposés en sérigraphies. Ethel Scull 36 Times est un des premiers succès de Warhol. Une cabine photomaton est installée dans la Factory et, pendant environ cinq ans, Warhol réalise de nombreuses séries d’autoportraits et de portraits photomatons de ses amis ou de célébrités, dont certains font l’objet d’une sérigraphie. Le dispositif de la bande photomaton lui inspire aussi les Screen Tests. Sorte de « portraits vivants », ces courts métrages muets, en noir et blanc, et projetés au ralenti présentent les personnages fixant la caméra sans bouger. A l’instar d’André Breton, les archives d’Andy Warhol comprennent plusieurs centaines de bandes de photomatons de toutes les personnalités qui fréquentent la Factory. (Image : Frances Lewis © Collection The Sydney and Frances Lewis Foundation / 2011 The Andy Warhol Foundation for the Visual Arts, Inc./ Artists Rights Society (ARS), New York)